Le Petit traité de philosophie naturelle

de Kathleen Dean Moore aux éditions Gallmeister.

Petit traité de philosophie naturelle

Avant de partir en vacances, je voulais partager mes impressions après la lecture de ce magnifique petit traité. Et un problème informatique m’en a empêché. Nous sommes donc partis pour quelques jours de trek au Cap-Sizun, entre Audierne et Douarnenez, en passant par la Pointe du Raz, comme s’il y avait une progression naturelle entre cette lecture et nos vacances.

J’ai éprouvé, comme à chaque rando, ce plaisir, cette joie, cet émerveillement devant une nature grandiose. C’est en même temps le meilleur moyen, pour moi, de me sentir vivante, en dehors du superflu, en lien direct avec mon corps et mes émotions, je ressens la vie. J’ai donc repris mes notes de lectures, à mon retour, que je vous partage, en partie, car je vous invite surtout à lire ce livre et à réfléchir à ces différents sujets.

Dans le chapitre intitulé La Leçon du marais l’auteure écrit: « Nous comprenons, trop tard, que nous n’avons jamais appris à nos étudiants ce que le canards savent sans savoir. Que, comme le disait Dostoïevski, « il nous faut aimer la vie plutôt que le sens de la vie. » Il nous faut aimer la vie par-dessus tout, et de cet amour naîtra peut-être un sens. Mais « si cet amour de la vie disparaît, rien ne peut nous consoler ».  »

et un peu plus loin : « C’est la leçon du marais. La vie concentre toutes ses puissances sur un seul but: continuer à exister. Un marais au crépuscule, c’est la vie qui exprime son amour de la vie. Rien de plus. Mais rien de moins, et nous serions stupides de nous dire que c’est là une leçon sans importance. »

Lorsque nous réfléchissons au sens de la vie, voyons-nous l’essentiel? Sommes nous vraiment reliés à la vie ou à l’idée que nous nous en faisons?

Dans Le guide des oiseaux de l’Ouest Américain. L’auteure nous raconte cet émerveillement né de l’observation de la nature et elle nous dit : « tous ces phénomènes éveillaient en elle ce que Joseph Wood Krutch nomme « la joie qui ne se laisse pas penser ».

Puis dans Notes de terrain pour une esthétique de l’orage, « La beauté, comme l’a souligné Edmund Burke, apaise l’esprit. ou, si elle n’apaise pas exactement, du moins suscite-t-elle joie et bonne humeur. « La tête s’incline légèrement de côté, les paupières s’abaissent plus que de coutume, les yeux se tournent gentiment… A cela s’ajoute un sentiment d’attendrissement et de langueur. »

plus loin, dans le même chapitre: « Mais il faut faire attention, nous rappelle Burke. Le contraire de la « beauté » n’est pas la « laideur ». Le contraire de la « beauté », c’est le « sublime », cette prise de conscience, comme un coup dans les tripes, de la présence de forces chaotiques libérées et incontrôlées, la terreur – et finalement le respect sacré. Éprouver le sublime, c’est comprendre, avec une intuition si farouche et si soudaine qu’elle vous fait courber l’échine, qu’il y a dans l’univers une puissance et un potentiel supérieur à tout ce qu’on peut imaginer. Le sublime fait éclater les frontières de l’expérience humaine. N’est-ce pas à cela, en fin de compte, que nous aspirons ardemment? »

la Pointe du Raz NHD

Spinoza dit « Deus sive natura » (Dieu ou la nature), les deux ne faisant qu’un. Nous retrouvons ce respect sacré, cet état dans lequel nous nous trouvons lorsque nous observons la nature, comme une communion, un accord profond.

Extrait maintenant du chapitre Lance ta grenouille à la surface des eaux. « Les histoires ne sont-elles pas tout ce qui vous reste, lorsque vous allez au-delà du visible? Vous inventez des théories, et si elles s’accordent entre elles, vous appelez ça « la théorie de la cohérence épistémologique », mais cela revient à raconter des histoires et si tous les détails sont cohérents, s’il concordent sans se contredire, vous croyez à ces histoires.« 

Mais notre besoin de tout expliquer nous fait inventer des histoires auxquelles nous croyons parfois plus qu’à ce que nous voyons.

Dans le chapitre Souvenirs (Le hangar à bateaux), la mémoire serait peut-être ce qui nous définit. «  Lorsque les philosophes cherchent à savoir ce qui nous rend unique, ils en reviennent sans cesse à la mémoire. Même si j’étais soudain pourvue d’un autre corps, il est probable que je serai encore moi-même.« 

Alors nous l’emplissons et cela peut nous pousser à ne plus voir que les ombres de la Caverne. Ces ombres que nous créons et que nous alimentons comme nous le dit Kathleen Dean Moore dans la chapitre Cette crainte qu’inspirent les ours.

Il y a beaucoup à dire et à penser à partir de ce livre et de la nature. Le mieux maintenant, est que vous le lisiez.

trouver le lien entre la philosophie et le bien-être

L’activité pendant le confinement a été profondément perturbée, comme nous avons tous pu le constater. Les ateliers se sont arrêtés d’un seul coup, je me suis retrouvée coincée chez moi, tout comme les enfants. Les ateliers philo avec les enfants représentent la part la plus importante de mon activité actuelle, j’ai donc essayé des ateliers en visioconférence avec le groupe des enfants de l’association les Inst’Enfantastiques. Certes nous avons passé un bon moment à partager nos impressions, nos réflexions et tout ce que l’on peut partager en général. Cependant la visioconférence est un média qui ne permet pas de prendre en compte toutes les dimensions en jeu dans la discussion, dans l’échange et ne serait-ce que pour ça je ne vois pas comment je pourrais remplacer les ateliers en présentiel, où nous sommes physiquement les uns avec les autres, où nous pouvons voir le comportement de chacun, tout le langage corporelle qui est important aussi dans la discussion, dans l’échange. D’autant plus important pendant cette période difficile où les enfants pouvaient partager des émotions assez fortes dues à la situation et où la barrière de l’écran ne permettait pas de partager une empathie qui est forte à ce moment-là.

Donc, je pouvais soit me lamenter soit me mettre au travail autrement. C’était une opportunité, plein de moyen d’apprendre étaient mis à notre disposition. Alors j’ai choisi de profiter de cette période pour me former sur un sujet qui m’attirait depuis longtemps : la philosophie et le bien-être. Comment les philosophes ont été des précurseurs quant à une prise de conscience de ce dont nous avons besoin, de ce qui pouvait améliorer notre vie, en particulier notre bien-être. J’ai donc suivi deux MOOC : Science of Well-being par Laurie Santos, de Yale University et De-mystifying mindfulness par Chris Goto-Jones de Leiden University.

La récompense : les certificats

Je poursuis ma formation pour faire ce lien avec la philosophie et cela dans le but de proposer des ateliers de réflexion sur la philosophie et le bien-être à la rentrée: La philosophie comme outils pour être des acteurs de notre bien-être. Actuellement je suis les cours de Mitchell Green, Know Thyself – The Value and Limits of Self-Knowledge: The Examined Life, de l’université d’Édimbourg.

Tout cela rejoint quelques lectures que j’ai envie de partager (uniquement les titres, à vous d’aller à la bibliothèque ou à la librairie maintenant que nous y avons accès):

  • Tu es donc je suis et Pour une écologie spirituelle, Satish Kumar
  • Trois amis en quête de sagesse et A nous la liberté, M Ricard, C André et A Jolien –
  • Le miracle Spinoza, Du Bonheur, un voyage philosophique et La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent , F. Lenoir –
  • L’Amour de la sagesse, initiation à la philosophie, Bruno Giuliani, –
  • Petit traité des grandes vertus, A Comte-Sponville
  • Sagesses d’hier et aujourd’hui et Apprendre à vivre, L Ferry
  • Une BD, Philocomix, 10 philosophes, 10 approches du bonheur, JP Thivet

Alors prenez le temps de méditer, soyez attentifs à ceux et à ce qui vous entoure et pensez.

Un livre et des méditations: un bon dimanche confiné!

En cette période de crise, on peut observer différents comportements, évidemment. Parmi eux, l’optimiste du genre humain que je suis, est heureuse d’observer une belle solidarité. Un exemple; un grand merci aux auteurs, éditeurs, etc. qui mettent des livres en ligne. En voici un, d’Edwige Chirouter et des éditions l’Initiale que je n’avais pas encore lu mais que je vais acheter dès la fin du confinement.

"Il n'y a pas d'âge pour philosopher" d'Edwige Chirouter aux édidiotns l'Initiale
« Il n’y a pas d’âge pour philosopher » d’Edwige Chirouter aux édidiotns l’Initiale

vous pouvez le lire actuellement sur Calaméo en suivant le lien : https://fr.calameo.com/read/001352427ae3409b69cfd?fbclid=IwAR08n8wqnWao7BesMj5PNsFGpA5kYFsHt_ld-_ldLTvgLiSPGLdukMayhQc

Mes précédents articles vous invitent à discuter avec vos enfants, comme nous le faisons lors des ateliers philo à l’école ou à la médiathèque. Cet album vous permettra de discuter de l’intérêt de ces discussions particulières et tellement riches.

Demain, pour poursuivre cette réflexion, je lirai un texte sur la pensée. Mais en attendant, je vous invite à retrouver Valérie Marchand, auteure d’Happy Méditation. Elle partage des méditations quotidiennes sur sa page FB ou sur sa chaîne Youtube

J’ai eu la chance de bénéficier des enseignements de ces deux femmes grâce à SEVE. Je suis heureuse que vous puissiez tous en bénéficier et ainsi, peut-être, mieux vivre le confinement avec vos enfants pendant quelques instants.

Comment j’ai raté ma vie

ou comment ne pas rater la vôtre, selon Bertrand Santini et Bertrand Gatignol

A première vue, ce titre n’est pas très attirant. Nous recherchons plus souvent des conseils pour la réussir car nous sommes parfaitement capable de la rater seul. Puis, en lisant le nom de l’auteur, j’ai immédiatement pensé que ce livre devait être bien. Je l’ai donc découvert en le lisant à voix haute à Régine Barat qui me l’a confié pour en faire la critique.

Je vous confirme donc que cet album plein d’ironie nous invite à réfléchir à ce qui est important dans notre vie. Quel était notre vision de la vie enfant et qu’en avons nous fait?

Ce livre est une invitation à réfléchir à ce qu’est une vie bonne, eudaimonia, LE sujet que j’aime et qui me fait considérer la philosophie, presque, comme une thérapie.

Éloignons-nous des désirs et apprenons à trouver le plaisir dans une vie simple. Finalement, plus on augmente le champ des possibles et plus nous nous perdons. Plus de consommation, plus de communication virtuelle au détriment de l’essentiel comme d’avoir des rapports humains directs, des plaisirs simples en lien avec la nature.

Lors du forum des associations samedi dernier où je présentais les ateliers philo de la rentrée prochaine, je partageais le stand avec deux charmantes jeunes femmes, l’une sophrologue et l’autre relaxologue. Notre association propose également du yoga donc des activités qui invitent à trouver la quiétude et le bien-être, autant que possible. J’ai pu constater que nos activités rencontraient un fort succès et que les visiteurs, quelque soit leur âge ou leur sexe, cherchent des moyens de s’apaiser en partageant des activités qui invitent à se recentrer sur l’essentiel.

En attendant d’utiliser cet album pour introduire un débat, je vous invite à lire la critique sur le site de Contalyre et d’en partager la lecture avec les enfants.

S’unir c’est se mélanger…

… une histoire de poules. De Laurent Cardon aux éditions du Père Fouettard

S’unir c’est se mélanger, L Cardon Ed du père Fouettard

Panique au poulailler, le coq blanc à disparu. C’est certainement le renard. Une poule rousse manque également à l’appel mais toutes les poules noires sont présentes. Il faut agir avant une nouvelle attaque. Les 3 groupes discutent longuement sur l’organisation pour qu’aucun d’entre eux ne se sente lésé. Mais il n’est pas facile de se mettre d’accord.

Une belle façon de parler de démocratie aux enfants avec beaucoup d’humour et une chute hilarante.

A utiliser avec des enfants à partir de 7 ans pour un débat mais bien avant pour le plaisir et surtout longtemps après.

http://www.perefouettard.fr/editions/livre.php?book=12

« Cher Donald Trump »

Je ne me lance pas dans un message pour M Trump, je souhaite simplement partager ma lecture de l’album de Sophie Siers, illustré par Anne Villeneuve, aux éditions Alice jeunesse.

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Il est parfois difficile de vivre ensemble entre frères partageant la même chambre. C’est ce qu’explique Sam dans les lettres qu’il envoie à Donald Trump. Il aimerait lui aussi construire un mur pour le séparer de ce frère envahissant.

Bien sûr, cet album présente le sujet avec de belles touches d’humour dans les illustrations et dans le texte mais cela ne rend pas le sujet moins important; quelle modèle de vivre ensemble donnent certains adultes aux enfants? Il semble plus facile de mettre une barrière entre des êtres plutôt que de communiquer pour chercher des solutions. En famille ou avec des amis, il est pourtant possible de faire des efforts pour vivre ensemble et être plus tolérants les uns avec les autres, Sam découvre combien il y gagne sans rien perdre. Il apprécie par exemple la présence rassurante de son grand frère lorsqu’il fait un cauchemar.

En tant qu’adulte, j’aime beaucoup l’idée que nous devons incarner ce que nous voulons transmettre ou partager. Lorsque nous sommes ouverts et accueillants, ne recevons nous pas un accueil chaleureux? Si nous pouvons agir sur notre comportement, nous devons aussi être attentifs aux autres exemples que les enfants voient. Heureusement, il reste la discussion à visée philosophique pour développer son esprit critique et l’espoir qu’ainsi, les hommes chercheront d’autres solutions que de vouloir construire des murs…

 

Le petit Prince et la Fileuse de brume

Le Petit Prince est reconnu pour être un conte dont on sait difficilement s’il est pour enfants ou pour adultes. Pour les deux, certes, mais trop long pour les plus jeunes et avec un style que des adultes trop sérieux ne considèrent pas adapté pour eux.

Mais, quoi que nous en pensions, nous le lisons et relisons puis nous le partageons avec nos enfants, alors quoi de mieux qu’un bel album au texte accessible aux plus jeunes, sans être simpliste, pour redécouvrir le Petit Prince, lové dans un canapé.

Agnès de Lestrade et Valeria Docampo nous offrent cet album,aux éditons Alice

Il ne s’agit pas d’une énième version mais, comme l’indique la couverture, d’un petit prince « raconté par ». Les deux artistes nous donnent leur version avec leur poésie propre sans dénaturer la version originale. Les sentiments et les caractères des personnages sont transmis au lecteur par les magnifiques illustrations avant même de commencer la lecture.

Ce duo, toujours aux éditions Alice, nous offre également La fileuse de brume. L’histoire d’une petite fille triste d’être loin de son père. Le texte, plein de douceur et de poésie se fond dans les illustrations comme dans la brume. Certaines page, pour renforcer cette impression de brume, sont imprimées sur papier calque. Les illustrations se superposent et le touché est soyeux. Valeria Docampo présente ses illustrations sur son site : https://valeriadocampo.com/lapetitefileuse en attendant d’avoir le livre entre les mains.

Voici donc deux nouveautés qui feront de très belles introductions pour des discussions à visée philosophique!

 

Halte, on ne passe pas!

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J’ai reçu une commande d’atelier pour une classe sur le thème : civisme/désobéissance civile. Pour introduire ce thème, j’ai immédiatement pensé à l’excellent album Halte, on ne passe pas! d’Isabel Minhos Martins, illustré par Bernardo P. Carvalho aux éditions Notari.

le pitch : Un soldat interdit aux personnages de passer sur la page de droite du livre, sur ordre de son général qui se la réserve pour entrer dans l’histoire quand il le souhaitera. Étonnement, incompréhension, les personnages ne comprennent pas cette loi absurde.

Une foule, pleine de personnages hétéroclites, se masse devant ce pauvre soldat qui obéit aux ordres jusqu’à ce qu’un événement anodin pousse les protagonistes à agir.

Même si nos lois ne sont pas aussi absurdes que l’exemple de cet album, il est intéressant d’apprendre à réfléchir aux lois ou aux règles, à leurs conséquences, à avoir  un esprit critique tel que la discussion à visée philosophique le développe. L’histoire nous offre des exemples d’hommes ayant changé le cours de l’histoire en désobéissant: Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela… Plus récemment, des bénévoles qui enfreignent la loi pour venir en aide aux réfugiés font régulièrement parler d’eux aux actualités. Pour en parler avec les enfants, voici un article paru dans Un jour, une actu https://www.1jour1actu.com/france/dans-les-alpes-les-habitants-se-mobilisent-pour-les-migrants-15054/

J’ai hâte de partager cette discussion avec les enfants. Si le sujet vous attire, l’album Halte, on ne passe pas! est en cours de réimpression, réservez le pour sa sortie en janvier 2019, non seulement le sujet pousse à la réflexion, mais les illustrations sont pleines de détails humoristiques. Grand merci aux éditions Notari

 

Est-ce que c’est bien la liberté?

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J’ai animé un atelier à partir de l’histoire de la Chèvre de monsieur Seguin avec une classe de CM1.

Après la lecture, voici une partie des questions posées par les enfants :

  • Est-ce que c’est bien la liberté?
  • Est-ce qu’être enfermé, c’est la sécurité?
  • Que signifie la corde? (celle avec laquelle Blanchette est attachée dans la champ)
  • Auraient-ils pu discuter pour trouver un arrangement? M Seguin aurait-il pu lui expliquer autrement?
  • Que représente la montagne pour Blanchette?
  • Est-ce qu’elle trouve le bonheur dans la montagne?
  • Pourquoi se bat-elle alors qu’elle sait qu’elle va mourir?

Les enfants avaient très envie de parler de la liberté mais j’ai été surprise de constater que, malgré leur jeune âge, ils en avaient une idée très sombre. Elle leur semble néfaste car les désirs des hommes les poussent à aller trop loin s’ils ne rencontrent pas d’obstacle, de limite. Leur première conclusion était que trop de liberté fini mal, punition, prison…

Heureusement, Monsieur Seguin et sa corde nous ont permis de faire un parallèle avec les règles et les lois qui, certes, nous enlèvent quelques libertés mais cela nous permet de mieux jouir de celles qu’il nous reste. Nous n’avons pas tous les mêmes libertés, selon la région du monde où nous sommes nés, mais le plus important est d’être conscient de ce dont nous pouvons jouir et d’en profiter.

Les enfants, lors d’une discussion à visée philosophique, sont étonnants et enrichissants. Cet atelier en classe à permis à l’enseignant et à moi, qui les côtoyais régulièrement à la bibliothèque, de découvrir les enfants sous un autre jour en leur donnant la possibilité de s’exprimer.

Je remercie Olivier, directeur et enseignant à l’école du Parc de Chauvé, de m’avoir accueilli dans sa classe. J’espère que nous pourrons renouveler cette belle expérience.

 

Est-ce bien vrai?

Pendant le parcours SEVE,  nous travaillons aussi sur la communication bienveillante, l’attention à porter aux émotions… tout cela facilité par des intervenants qui incarnent parfaitement ce qu’ils nous transmettent.

Je vous fais juste une liste rapide de ceux que j’ai eu le plaisir de rencontrer, j’y reviendrai certainement plus tard :

Marie-Jeanne Trouchaud pour commencer : http://www.marie-jeanne-trouchaud.fr/

Sybille Allemand http://www.s-teamsolutions.fr/index.html

Ilda Coppa et son magnifique travail avec les enfants http://www.ilda-coppa.com/

Nathalie Brochard, dont j’espère que le film documentaire « Enfants hypersensibles, un présent pour l’avenir » sortira bientôt, https://www.nathaliebrochard.com/

Tout cela pour vous parler de ma lecture du petit déjeuner!

Un album sur les vilaines pensées qui nous envahissent;

Parmi mes lectures en littérature jeunesse pour préparer des supports d’ateliers, je viens de lire « Tigrou-Tigrou, est ce bien vrai? » de Byron Katie, illustré par Hans Wilhelm (Merci à Régine « Contalyre » pour ce prêt)

Synchronique éditions

Ce pauvre Tigrou est morose car il pense que personne ne l’aime. Une sage tortue va l’aider à retourner ses pensées, à faire la travail que présente Byron Katie dans ses livres ou sur son site, mais ici très bien adapté à de jeunes enfants.

Voilà donc un album adapté, pour les plus jeunes (à partir de 4 ans), pour aider à démêler des situations compliquées ou à apprendre comment chasser les pensées négatives.

Je peux donc retourner maintenant à mes lectures, la tête pleine de pensées positives….