le pouvoir d’achat

Billet d’humeur.

centre commercial à Noël


Ce matin, à la radio, j’entendais une journaliste du Monde parler du pouvoir d’achat. Elle expliquait qu’en France on parle du pouvoir d’achat alors que dans d’autres pays on parle plutôt de hausse du coût de la vie ou d’inflation.
Qu’est-ce que ce pouvoir d’achat ? Le pouvoir est-il entendu dans le sens de possibilité? Avoir la possibilité d’acheter le nécessaire où est-ce vu dans le sens d’un super pouvoir, de ce plus qui va permettre de devenir des consommateurs, souvent dans l’excès, et non pas pour des produits nécessaires mais juste pour le plaisir d’acheter, pour assouvir ce besoin, cette dépendance créée par notre société de consommation.

Finalement ce pouvoir ne serait-il pas plutôt un esclavage ? Donc, s’il est en baisse, est-ce que ce ne serait pas le moment de se sevrer de cette dépendance à la consommation d’objets sans valeur et non nécessaires, pour trouver du plaisir ailleurs, dans des biens qui ne sont pas nécessairement à acheter mais à vivre, à partager. Finalement est-ce que le pouvoir ne serait pas ailleurs que dans l’achat mais plutôt dans l’être ?

Cette réflexion me ramène à un précédent atelier sur la distinction entre coupable et responsable, plutôt en lien avec l’écologie mais adapté à cette réflexion. Les personnes présentes à ce débat avaient déterminé que finalement nous sommes certes responsables de tout ce que nous faisons, de tous les actes que nous commettons puisque nous en sommes à l’origine mais nous ne devenons coupable qu’à partir du moment où nous faisons un choix conscient alors que nous savons que les conséquences seront mauvaises pour l’intérêt général.

Donc ce pouvoir d’achat insinué dans nos vies par la société de consommation a créé certes un état de dépendance mais avons-nous perdu toute capacité de choix de nos actions ? Avons-nous perdu toute liberté de choisir et toute capacité à réfléchir à ce que nous faisons ? A nos actes et à leurs conséquences ?

Nous avons le pouvoir de déterminer ce qui est nécessaire pour nous et ce qui est superflu. Le problème est ici qu’il devient difficile d’acheter le nécessaire pour une partie de la population. Parler de hausse du coût de la vie me semble plus correspondre à ce que nous subissons. Les produits nécessaires à nos vies augmentent donc il devient plus difficile de vivre correctement pour les personnes ayant des revenus trop bas.

Finalement ce n’est pas un pouvoir qui diminue mais plutôt un droit, celui d’avoir accès à une alimentation saine, à se vêtir et à se loger.

Pour écouter la chronique, c’est ici

Publié par chouettephilosophe

Ateliers de discussions à visée philosophique avec des enfants

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