
Fin août, après les soutenances de nos mémoires, j’ai eu un moment d’inquiétude car je ressentais le besoin de poursuivre mon apprentissage mais le cadre studieux dans lequel j’évoluais depuis un an allait disparaître. Je pouvais, certes, continuer à lire, écouter des conférences ou autres émissions, mais je pensais qu’il me manquerait l’accompagnement et les échanges avec d’autres personnes curieuses.
Que nenni ! Bien sûr je lis et j’écoute des podcasts mais il y a également de belles opportunités autour de moi, de nous.
La première m’a permise de retrouver mes camarades et mes professeurs au Mans pour les Rencontres Internationales des Nouvelles Pratiques Philosophiques. C’est un rendez-vous annuel, gratuit et ouvert à tous (sur inscription). Ce sont deux journées d’une richesse incroyable. Pour en savoir plus et retrouver les présentations des années précédentes, rendez-vous sur le site de Diotime où paraissent les articles des interventions aux RINPP et bien d’autres.
En cherchant à approfondir un sujet présenté par Christian Budex, lors des RINPP, j’ai découvert que je pouvais participer aux webinaires proposés par Canopé, bien que je ne sois pas enseignante. Le programme de l’année est très riche et on peut avoir accès aux précédentes présentations par le site des NPP
En étant un peu curieuse, et parce que les réseaux sociaux n’ont pas que des défauts si on les utilise bien, j’ai pu assister à une journée, sur les deux, du festival Question(s) d’éthique, au Lieu Unique, à Nantes, organisé par l’association EthicA. Le thème était désobéir. J’y ai trouvé matière à créer des débats très intéressants avec les adolescents, en particulier.
Ma vie n’a pas un grand intérêt pour vous. Je souhaite apprendre parce que je suis curieuse, j’aime découvrir et construire des idées et cela me semble nécessaire pour mon activité. Mais ce que j’ai envie de partager, c’est qu’il y a une multitude de possibilités qui nous sont offertes de participer à des rencontres, des échanges, des activités qui nous enrichissent intellectuellement mais aussi émotionnellement. Nous éprouvons du plaisir en société et lorsque nous enrichissons nos connaissances. C’est un plaisir qui dure car nous gardons le souvenir du moment et nous pouvons réutiliser ce que nous avons appris. Des portes que nous pensions inaccessibles, parce que nous n’avons pas fait les études pour ça ou parce que cela nous semble trop hermétique pour nous, peuvent s’ouvrir et nous offrir d’autres perspectives.
Je viens de recevoir la confirmation de mon inscription à des conférences d’histoire des arts organisées par Le Grand Café & l’École des beaux-arts de Nantes-Saint-Nazaire. J’en avais assez d’avoir la sensation de passer à côté de quelque chose lorsque je vais voir une exposition d’art. Je ne deviendrai pas experte mais je m’ouvre des portes.
C’est bientôt Noël et je suis effrayée par la frénésie « acheteuse » qui, certes, provoquera un moment de plaisir lors de la distribution des cadeaux, mais quel prolongement ce plaisir aura-t-il ? Offrir ou s’offrir une opportunité de découvrir une activité ou de s’ouvrir à de nouvelles connaissances me semble tellement plus plaisant.
Alors, je n’aurai peut-être pas de diplôme à la fin de l’année, mais j’apprends énormément de choses qui me permettent d’enrichir mes ateliers philo, entre autres choses.
« Je sais que je ne sais rien » disait Socrate. Prenons conscience de tout ce que nous avons encore à apprendre, à découvrir et prenons plaisir à suivre ce chemin.
A bientôt dans un café-philo, un atelier ou à une conférence.
