S’unir c’est se mélanger…

… une histoire de poules. De Laurent Cardon aux éditions du Père Fouettard

S’unir c’est se mélanger, L Cardon Ed du père Fouettard

Panique au poulailler, le coq blanc à disparu. C’est certainement le renard. Une poule rousse manque également à l’appel mais toutes les poules noires sont présentes. Il faut agir avant une nouvelle attaque. Les 3 groupes discutent longuement sur l’organisation pour qu’aucun d’entre eux ne se sente lésé. Mais il n’est pas facile de se mettre d’accord.

Une belle façon de parler de démocratie aux enfants avec beaucoup d’humour et une chute hilarante.

A utiliser avec des enfants à partir de 7 ans pour un débat mais bien avant pour le plaisir et surtout longtemps après.

http://www.perefouettard.fr/editions/livre.php?book=12

Qui suis-je?


Tobie Nathan – Migrants, exil et réfugiés : parlons-en ensemble ! Univ Nantes

Il y a quelques jours, en cherchant des livres qui pourraient m’aider à préparer des ateliers que je vais animer auprès d’enfants hospitalisés, je me suis arrêtée sur le livre de Tobie Nathan, « Les âmes errantes ». Certes, la lecture de ce livre est en lien avec une partie des jeunes que je vais rencontrer, mais surtout, elle m’a parlé personnellement.

Et puis ce matin, alors que je fermais ma vidéo de yoga du matin, j’ai découvert, parmi les propositions de vidéos de Youtube, cette conférence de Tobie Nathan. Comme si le moment de réfléchir plus profondément sur « qui suis-je? » était arrivé. Atelier que j’espère animer un jour.

La philosophie, depuis Socrate jusqu’à Descartes, invite à nous penser comme individu humain, puis humain pensant, ce qui est commun à tous les Hommes sans pour autant aider à comprendre son individualité. La psychologie ajoute l’héritage familiale qui nous permet de nous singulariser d’une partie des autres mais qui peut nous laisser face à des méconnaissances. Nous n’avons pas tous un arbre généalogique complet et détaillé et nous ne nous reconnaissons pas forcément dans ce que nous connaissons de notre famille . Nous vivons en société, le monde dans lequel nous évoluons nous pousse à agir en relation avec l’extérieur. D’ailleurs, selon Pascal, si nous nous dépouillons de cet être social, nous nous retrouverons face au néant. Puis Sartre nous dit que notre « je » évolue en permanence. Le fait de le penser et de croire le cerner ne serait qu’un arrêt sur image à un moment T de notre existence.

En conclusion, « Je suis ce que j’ai décidé de construire par la connaissance ». Cette phrase de Tobie Nathan me touche, en particulier après ce qu’il a dit sur la deuxième génération d’étranger. Notre histoire a évolué avec les mouvements de population et cela invite à poursuivre l’analyse à la lumière de ces nouvelles données.

Discussion sur le handicap

J’ai été conviée par la maison des jeunes de Chauvé à participer à leur semaine sur le(s) handicap(s).

Le programme était plus qu’intéressant. Les animateurs avaient organisé de nombreuses rencontres et expériences pour mieux comprendre ce que vivent les personnes en situation de handicap : un repas dans un restaurant géré, en partie, par des personnes porteuses d’une trisomie 21 https://www.restaurantlereflet.fr/ , assister à un tournoi de foot fauteuil, préparation d’un repas les yeux bandés ou avec un bras immobilisé, pratique d’un sport en fauteuil et de torball, visionnage de films…

Je suis intervenue à la fin de cette riche semaine pour aider les enfants à synthétiser toutes les informations qu’ils avaient recueilli.

En plus du plaisir que les jeunes avaient pris à échanger avec les personnes rencontrées et à expérimenter, une évidence ressortait de leur discours; on agit de façon maladroite voire déplacée avec les personnes différentes par méconnaissance. La solution est de mieux se connaitre pour bien vivre ensemble.

La différence entre 2 êtres est inéluctable, si deux personnes étaient exactement identiques elles ne seraient qu’une personne (cf Locke). Nous identifions comme « différent » toute personne n’ayant pas les caractéristiques que nous considérons comme étant la norme (la nôtre) basée sur notre jugement. A partir de là, nous allons soit éprouver de la pitié, du dédain ou de la peur pour cette être que nous allons juger inférieur ou effrayant ou supérieur.

Alors, comme ont expliqué les jeunes que j’ai rencontré la semaine dernière, commençons par faire connaissance et gardons en tête la citation d’Antoine de Saint Exupéry dans Pilote de guerre :


La solidarité

Depuis le mois de novembre, je co-anime avec Christelle des ateliers à la médiathèque de la Plaine sur Mer, des dimanches matin. Ma collègue et moi avons choisi de traiter un sujet par période de trois séances avec les enfants. Lors de la première séance, nous présentons un support, dans le cas présent il s’agissait d’un court métrage, puis les enfants nous font la liste des différents thèmes qu’ils y ont vu avant de voter pour celui qu’ils garderont pour les séances suivantes.

Nous venons donc de terminer un cycle sur la solidarité.

Mais qu’est ce que cela représente pour un enfant? Dans leur univers proche, ils ont commencé par évoquer la solidarité entre camarades de classe, dans le cadre familiale, avec des voisins. Très vite est apparu le dilemme du camarade qu’on n’aime pas. Pouvons nous être solidaires d’une personne qu’on n’aime pas ou qu’on ne connaît pas? Il a alors fallu réfléchir aux différentes situations où nous sommes solidaires, lorsque nous donnons nos vêtements trop petits ou nos jouets à une association qui les distribue à des personnes qui en ont besoin par exemple. Donc nous ne connaissons pas toujours les personnes avec lesquels nous avons été solidaires.

Finalement, les enfants ont considéré que nous sommes tous solidaires les uns des autres parce que nous avons tous besoin les uns des autres. « Être solidaire est le contraire d’être solitaire » « Nous avons besoin les uns des autres et aussi d’égalité »

Voilà des mots qui me font du bien.

Pour finir, les enfants ont préparé une affiche pour partager leurs ateliers avec les lecteurs de la médiathèque

La solidarité des petits philosophes

Prochains rendez-vous les 3, 17 et 31 mars. Quel sujet choisirez-vous?