Est-ce que c’est bien la liberté?

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J’ai animé un atelier à partir de l’histoire de la Chèvre de monsieur Seguin avec une classe de CM1.

Après la lecture, voici une partie des questions posées par les enfants :

  • Est-ce que c’est bien la liberté?
  • Est-ce qu’être enfermé, c’est la sécurité?
  • Que signifie la corde? (celle avec laquelle Blanchette est attachée dans la champ)
  • Auraient-ils pu discuter pour trouver un arrangement? M Seguin aurait-il pu lui expliquer autrement?
  • Que représente la montagne pour Blanchette?
  • Est-ce qu’elle trouve le bonheur dans la montagne?
  • Pourquoi se bat-elle alors qu’elle sait qu’elle va mourir?

Les enfants avaient très envie de parler de la liberté mais j’ai été surprise de constater que, malgré leur jeune âge, ils en avaient une idée très sombre. Elle leur semble néfaste car les désirs des hommes les poussent à aller trop loin s’ils ne rencontrent pas d’obstacle, de limite. Leur première conclusion était que trop de liberté fini mal, punition, prison…

Heureusement, Monsieur Seguin et sa corde nous ont permis de faire un parallèle avec les règles et les lois qui, certes, nous enlèvent quelques libertés mais cela nous permet de mieux jouir de celles qu’il nous reste. Nous n’avons pas tous les mêmes libertés, selon la région du monde où nous sommes nés, mais le plus important est d’être conscient de ce dont nous pouvons jouir et d’en profiter.

Les enfants, lors d’une discussion à visée philosophique, sont étonnants et enrichissants. Cet atelier en classe à permis à l’enseignant et à moi, qui les côtoyais régulièrement à la bibliothèque, de découvrir les enfants sous un autre jour en leur donnant la possibilité de s’exprimer.

Je remercie Olivier, directeur et enseignant à l’école du Parc de Chauvé, de m’avoir accueilli dans sa classe. J’espère que nous pourrons renouveler cette belle expérience.

 

Du bonheur

Voici le sujet de notre première discussion à visée philosophique et, selon moi, la plus belle preuve de l’intérêt de développer notre esprit critique grâce à la philosophie.

Alors que les livres, les applications, les conférences… se multiplient pour nous mener sur la voie du bonheur, la philosophie, depuis l’Antiquité, en a fait son but.

Bien sûr, des philosophes comme Kant ou Schopenhauer ont dépeint la recherche du bonheur comme un travail dur et austère, nécessitant une grande discipline. Cependant, tous, je pense, s’accordent sur le fait qu’une bonne connaissance de ce qui est bon et nécessaire pour nous est le premier pas. Ensuite, qu’il faut apprendre à savourer ce qui nous est nécessaire et ne plus désirer ce qui l’est moins ou pas, même si cela nous apporte des plaisirs fugaces.

Il semble alors qu’il devait être plus facile d’atteindre le bonheur dans l’antiquité, lorsque les hommes n’étaient pas submergés par des informations ou des objets superflus. Pourtant, Épicure (341 – 270 av J.C.) avait déjà classé les désirs en 3 catégories :

  • les désirs naturels et nécessaires
  • les désirs naturels non nécessaires
  • les désirs non naturels et non nécessaires

Si les premiers sont faciles à trouver et vitaux, nous pouvons nous passer des suivants, voire les éviter pour les derniers. Donc cela signifie que les contemporains d’Épicure devaient être soumis à des sollicitations séduisantes mais superflues.

Faisons un saut dans le temps pour retrouver le petit cadeau caché dans le baril de lessive ou, encore aujourd’hui, le jouet dans l’œuf en plastique. la lessive lavait-elle mieux? Le chocolat est-il bon? Nous oublions parfois l’objet principal au profit du petit plaisir que procure la surprise de découvrir le « cadeau ». Aujourd’hui nous découvrons des informations alarmantes sur les méfaits de la surproduction du plastique. Ces petites surprises ont maintenant un goût amer.

Nos sens sont tellement sollicités que nous en oublions l’essentiel; reconnaître ce que nous avons et dont nous avons besoin et ne plus nous laisser séduire par des plaisirs éphémères. Donc, pour être heureux, cherchons à nous connaître et à faire ce qui est le mieux pour nous, nous disent les philosophes. Cela semble bien égoïste.

Pourtant, selon Spinoza ou Montaigne, il n’en est rien. Dans l’Éthique, Spinoza nous dit:

« Quand chaque homme cherche le plus ce qui lui est utile à lui-même, alors les hommes sont le plus utiles les uns aux autres. »

Notre bonheur est contagieux car si nous respectons nos besoins naturels, qui sont certainement très semblables aux besoins des autres, nous aurons une vie plus vertueuse donc meilleure pour tous. Pour la Nature également comme je pense en avoir la confirmation dans le dernier livre de Satish Kumar que je viens de commencer.

En conclusion, pourquoi commencer par ce thème? Il démontre tout l’intérêt de développer l’esprit critique pour ne pas être les esclaves des informations et des sollicitations qui abondent. S’entrainer à raisonner pour définir ce qui est bon pour nous, et ainsi pour tous. Alors suivons le grand philosophe Baloo

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Est-ce bien vrai?

Pendant le parcours SEVE,  nous travaillons aussi sur la communication bienveillante, l’attention à porter aux émotions… tout cela facilité par des intervenants qui incarnent parfaitement ce qu’ils nous transmettent.

Je vous fais juste une liste rapide de ceux que j’ai eu le plaisir de rencontrer, j’y reviendrai certainement plus tard :

Marie-Jeanne Trouchaud pour commencer : http://www.marie-jeanne-trouchaud.fr/

Sybille Allemand http://www.s-teamsolutions.fr/index.html

Ilda Coppa et son magnifique travail avec les enfants http://www.ilda-coppa.com/

Nathalie Brochard, dont j’espère que le film documentaire « Enfants hypersensibles, un présent pour l’avenir » sortira bientôt, https://www.nathaliebrochard.com/

Tout cela pour vous parler de ma lecture du petit déjeuner!

Un album sur les vilaines pensées qui nous envahissent;

Parmi mes lectures en littérature jeunesse pour préparer des supports d’ateliers, je viens de lire « Tigrou-Tigrou, est ce bien vrai? » de Byron Katie, illustré par Hans Wilhelm (Merci à Régine « Contalyre » pour ce prêt)

Synchronique éditions

Ce pauvre Tigrou est morose car il pense que personne ne l’aime. Une sage tortue va l’aider à retourner ses pensées, à faire la travail que présente Byron Katie dans ses livres ou sur son site, mais ici très bien adapté à de jeunes enfants.

Voilà donc un album adapté, pour les plus jeunes (à partir de 4 ans), pour aider à démêler des situations compliquées ou à apprendre comment chasser les pensées négatives.

Je peux donc retourner maintenant à mes lectures, la tête pleine de pensées positives….

Un atelier pour les parents à la médiathèque de la Plaine sur mer

« Même jeune, on ne doit pas hésiter à philosopher. Ni, même au seuil de la vieillesse, se fatiguer de l’exercice philosophique. Il n’est jamais trop tôt, qui que l’on soit, ni trop tard pour l’assainissement de l’âme. Tel, qui dit que l’heure de philosopher n’est pas venue ou qu’elle est déjà passée, ressemble à qui dirait que pour le bonheur, l’heure n’est pas venue ou qu’elle n’est plus. Sont donc appelés à philosopher le jeune comme le vieux. Le second pour que, vieillissant, il reste jeune en biens par l’esprit de gratitude à l’égard du passé. Le premier pour que jeune, il soit aussi un ancien par son sang-froid à l’égard de l’avenir. En définitive, on doit donc se préoccuper de ce qui crée le bonheur, sil est vrai qu’avec lui nous possédons tout, et que sans lui nous faisons tout pour l’obtenir. »

Épicure, Lettre à Ménécée

La discussion à visée philosophique à la médiathèque

Le vendredi 28 septembre 2018

à la médiathèque Joseph Rousse de la Plaine sur Mer

nous accueillerons les parents pour leur faire vivre un atelier tel qu’il sera proposé aux enfants à partir de début novembre.

Nous avons cherché comment expliquer, donner envie, aux enfants de venir. Souvent, les parents inscrivent leurs enfants car ils pensent que cela sera intéressant. Mais nous voulions qu’ils sachent vraiment en quoi consistent nos ateliers. Nous avons donc pensé que la meilleur solution était d’en vivre un.

J’ai donc hâte de vivre cette soirée, d’autant plus que je vais la partager avec une autre animatrice; Christelle Croix. Nous nous étions déjà croisées, dans des bibliothèques, avant de nous retrouver le premier jour du parcours SEVE. Nous avons souvent échangé pendant cette période et nous avons constaté que nous aimions travailler ensemble. Nos parcours sont complémentaires, une richesse que nous aimons partager. Et cette co-animation nécessite, de notre part,  un travail commun et des qualités de communication cohérents avec ce que nous attendons des enfants. Donc, beaucoup de plaisir à venir.

L’annonce sera bientôt sur le site de la médiathèque ainsi qu’un questionnaire pour nous aider dans l’organisation des ateliers pour les enfants: http://mediatheque.laplainesurmer.fr/index

A bientôt pour cette première rencontre en bord de mer.