
… D’Ă©changes et de rĂ©flexions.
La mĂ©diathèque de Saint BrĂ©vin propose des soirĂ©es philo un mardi par mois. Ce mardi 25, le sujet Ă©tait « Si tu veux la paix, prĂ©pare la guerre » (Si vis pacem, para bellum). Evelyne Guillemeau, qui anime ces soirĂ©es, a commencĂ© par une riche prĂ©sentation de ce sujet brulant. Mais y a t-il eu une Ă©poque oĂą il n’ait pas Ă©tĂ© d’actualitĂ© ? L’humain serait-il condamnĂ© Ă vivre en Ă©tat de guerre ? Cet animal pensant, douĂ© de la parole, est-il incapable de dĂ©passer ses dĂ©sirs pour vivre en paix ?
Cette soirĂ©e m’a confortĂ©e dans l’idĂ©e que l’Ă©ducation est primordiale pour que chacun puisse faire des choix rĂ©flĂ©chis et vivre en bonne entente. L’Ă©ducation pourrait-elle ĂŞtre le moyen de rĂ©sister ?
Mercredi, j’animais une discussion Ă la suite de la projection des courts-mĂ©trages de GĂ©niales, au CinĂ©jade Ă Saint BrĂ©vin. Les jeunes penseurs qui se sont rĂ©unis autour de moi ont rĂ©flĂ©chi Ă ce qui rend une personne « gĂ©niale ».
Grâce aux personnages des films et Ă leurs expĂ©riences, les enfants ont proposĂ© qu’une personne est gĂ©niale lorsqu’elle a un comportement attentif et gentil envers les autres. On ne peut pas ĂŞtre gĂ©nial seul.
Jeudi soir, j’animais la première « rencontre philosophique » des Escales philosophiques, Ă Saint Nazaire. Après quelques Ă©changes sur la vie et le dĂ©veloppement de l’association, nous avons essayĂ© le jeu ExpĂ©dition sagesse puis nous avons lu le texte de Robert Maggiori, sur l’identitĂ©, qu’il propose en introduction du prochain Ă©vènement Ă Monaco.
Ce texte nous a amenĂ© Ă rĂ©flĂ©chir sur l’identitĂ© mais Ă©galement sur l’identitĂ© collective. Sur quoi se construit-elle ? Quel est son pouvoir ?
Finalement, toutes ces rencontres avaient pour sujet : les relations humaines. Comment vivre ensemble en paix ? Comment l’autre me rend meilleur puisque je peux devenir « gĂ©niale » grâce Ă nos interactions. Puis cette identitĂ© qui peut faire dĂ©bat mais qui me permet aussi d’ĂŞtre une parmi les autres.
Et tout cela s’est magnifiquement illustrĂ© lors de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de Campus Fertile vendredi soir : comment le collectif peut dĂ©velopper de grands et beaux projets ouverts Ă tous.
… De formation.
Vendredi, Lire sous les pins proposait une journĂ©e professionnelle Ă laquelle j’ai eu la chance de pouvoir participer. L’invitĂ©e, Sophie Van der Linden, a fait un confĂ©rence sur « qu’est-ce qu’un album ? » Quel plaisir de retrouver ce sujet qui a accompagnĂ© ma vie de bibliothĂ©caire. Mais j’y participais aussi parce que les analyses de Sophie sont prĂ©cieuses pour trouver des albums de qualitĂ© comme support introductif des ateliers philo. J’y ai donc trouvĂ© de prĂ©cieuses informations que la lecture du livre Tout sur la littĂ©rature de jeunesse, de la petite enfance aux jeunes adultes, publiĂ© chez Gallimard jeunesse, me permettra de complĂ©ter.
Pour terminer la semaine, je n’ai pas rĂ©sistĂ© Ă une autre visite au salon Lire sous les pins pour acheter et faire dĂ©dicacer le magnifique album / pièce de théâtre de François Place Le Marquis de la Baleine, Gallimard. LĂ aussi, le lecteur entre en relation avec des personnages qui ont une drĂ´le de vision du rapport aux autres…
La conclusion de cette semaine chargĂ©e mais tellement riche, me fait penser que notre rapport les uns aux autres n’est pas une simple nĂ©cessitĂ© qui doit se faire avec politesse mais un acte qui doit ĂŞtre pensĂ© et rĂ©alisĂ© avec conviction. Nous faisons tous, Ă un moment ou un autre, des expĂ©riences douloureuses de rapports humains avec des personnes trop Ă©gocentrĂ©es pour se rendre compte du mal qu’elles font aux autres. Et cela devient tragique lorsqu’il s’agit de chefs d’Ă©tats.
Prendre l’autre en compte n’est pas seulement altruiste, c’est aussi un moyen d’ĂŞtre.







