J’ai l’honneur et le plaisir de préparer une immersion philosophique avec Ph’îlot Mathilde pour les Escales Philosophiques. Nous serons présentes le samedi 20 novembre, à 11h, au Grand Café à Saint Nazaire pour une immersion dans les œuvres de l’exposition Post Atlantica de Noémie Goudal,
Si vous n’avez pas encore vu l’exposition, vous pouvez avoir un aperçu du travail de cette artiste à travers la courte présentation de l’émission Twist, l’appel de la montagne – entre magie et menace, sur Arte TV (à partir de 9’25).
Sinon, le mieux est de vous rendre au Grand Café, ouvert du mardi au dimanche, de 14h à 19h, entrée gratuite.
Noémie Goudal, Phoenix V et III, 2021. 200 x 149,4 cm, C-Print Courtesy des galeries Les filles du Calvaire et Edel Assanti, et de l’artiste Vue de l’exposition Post Atlantica au Grand Café – centre d’art contemporain, 2021 Photographie Marc Domage
Pour participer à l’Immersion philosophique, rendez-vous le samedi 20 novembre, à 11h.
En famille avec des jeunes de 10 à 15 ans.
Sur réservation au 02.51.76.67.01 ou publicsgrandcafe@mairie-saintnazaire.fr
La première fois que j’ai entendu parler du philosophe Guillaume Durand c’était lorsqu’une jeune fille de CE2, à l’école , m’a dit qu’elle savait ce qu’était la philosophie parce que son papa est philosophe. Après quelques recherches sur le papa, j’ai trouvé cette présentation (en version imprimée aux éditions M-Editer) :
J’ai très vite proposé le sujet aux jeunes que je rencontrais à l’époque, en septembre 2020, à l’hôpital de Saint Nazaire. Il en est ressorti une discussion très animée et intéressante.
C’est finalement dans ce même établissement que Guillaume Durand tient une permanence de consultations d’éthique clinique dont il partage quelques exemples dans le livre « Un philosophe à l’hôpital » aux éditions Flammarion.
Dès l’introduction j’ai compris que je trouverai dans ce livre des exemples concrets de l’utilité de la réflexion philosophique dans notre vie et particulièrement lorsque nous devons prendre des décisions difficiles. Le philosophe commence par ces constatations :
« J’avais oublié le réel. Les études de philosophie m’ont éloigné de ce que la plupart d’entre nous tiennent pour la réalité. » (page 9)
Pourtant le philosophe consacre son travail à la compréhension et l’explication de ce qui, dans la vie et le monde concret, ne peut être expliqué, uniquement, par la science. Donc le philosophe réfléchit au réel en permanence mais en prenant une distance telle qu’il pourrait oublier que son sujet est bien réel. Il aura donc fallu la demande de soignants conscients de l’intérêt de cette réflexion pour l’ancrer dans la réalité de l’hôpital :
« Face à des situations délicates, il arrive que les soignants, les patients et leurs proches recherchent une aide dans la philosophie. Une réflexion appliquée, accessible et tournée vers l’action : une éthique clinique, « au chevet » du patient, qui consiste à déterminer pour chaque situation la voie la plus juste. » (page 9-10)
Dans ce livre, l’auteur partage avec nous quelques exemples de réflexions ou dilemmes rencontrés lors de ses consultations. Il n’a pas la prétention d’apporter la solution mais une aide, un accompagnement et cela me semble déjà beaucoup. A mon humble niveau, j’ai pu constater lors des ateliers avec les jeunes, à l’hôpital, que la discussion leur permettait d’expliquer un problème qu’ils rencontraient, bien que ce ne soit pas l’objectif premier de ces ateliers, grâce à la distance qu’ils avaient pu mettre entre leur vécu douloureux et le sujet tel que nous l’abordions.
Ce livre est donc très intéressant par l’éclairage qu’il apporte sur l’aide concrète de la philosophie dans nos vie et j’espère qu’il incitera ainsi à développer de telles consultations. Il apporte également un argument supplémentaire pour démontrer combien apprendre à philosopher dès le plus jeune âge est important pour donner des outils à ces futurs adultes pour mener leur vie.
Je garde ces créneaux libres.Dès qu’un groupe se forme, nous pourrons commencer. N’hésitez pas à me contacter et à en parler autour de vous.
Alors que les clubs sportifs préparent leur rentrée, je vous invite à penser à une activité complémentaire pour vos enfants, pour avoir un esprit sain dans un corps sain.
Une activité en équipe, riche en partageet en découvertes, créative… invitez vos enfants à philosopher !
J’accueillerai les enfants le mercredi, hors vacances scolaires, pour un cycle de 10 ateliers par trimestre (du 29/09 au 15/12, du 05/01 au 23/03 et du 27/04 au 29/06).
les enfants de 6 / 10 ans, de 10h30 à 11h30
les enfants de 11 / 14 ans de 14h30 à 15h30
Les ateliers se dérouleront chez moi, à Frossay. 5€ la séance par enfant soit 50€ par cycle.
Je vous propose une séance d’essai le mercredi 22 septembre. Inscrivez-vous par mail ou en commentaire avant le 20 septembre: chouettephilosophe@gmail.com
Comment j’ai appris la simplicité, Satish Kumar, éditions Robert Laffont.
Après Tu es donc je suis et Pour une écologie spirituelle, je poursuis ma lecture des réflexions de Satish Kumar. J’ai découvert ce philosophe dans le film En quête de sens et j’ai immédiatement été touchée par sa pensée. Je me permets de l’intituler ainsi car sa vie est une longue réflexion sur la place de l’humain dans le monde, l’interaction de l’humain avec l’environnement, la vie bonne pour soi et pour la nature… autant de pensées que l’on attribue généralement aux philosophes. Sa pensée est d’ailleurs proche du stoïcisme de Zénon de Citium qui invite à vivre conformément à la nature ainsi que de l’éthique conséquentialiste.
Satish Kumar a toujours suivi les enseignements qu’il a reçu des ses maîtres mais aussi de ses expériences de voyages, de lectures et de rencontres. Il a appris à apprécier une vie simple ayant une très faible empreinte sur son environnement dès son plus jeune âge mais une vie riche de partages, de rencontres et d’enseignements et surtout d’engagement pour la paix et pour l’écologie, c’est à dire la relation entre le vivant et le milieu dans lequel il vit.
La simplicité ici présentée est noble et source de bien-être car elle éloigne le souci de perdre ce que nous avons mais également l’envie, le désir qui ne provoque que de l’insatisfaction. Elle laisse la place à d’autres plaisirs immatériels de l’existence.
« Vous l’aurez compris : la simplicité se pratique aussi bien en nous (nos pensées, nos émotions, nos réflexions) qu’en dehors de nous (nos actes, nos gestes, nos comportements). Mais comment « faire simple » lorsqu’il s’agit de préparer le dîner, de changer les draps ou de prendre une douche ? En veillant à avoir le moins d’impact possible sur notre environnement immédiat. Si nous faisons un drame des tâches les plus usuelles, tout devient lourd et pénible. Veillons à traverser l’existence comme une rivière traverse la campagne : avec aisance et fluidité, sans complications inutiles. » page 79.
Je ne peux qu’inviter à découvrir les pérégrinations de Satish Kumar et à s’enrichir des enseignements qu’il partage avec nous pour nous aider à avoir une vie plus respectueuse de notre environnement mais aussi de nous-même.