Imaginaires

Au début de ce mois, je participais à une journée d’échanges organisée par le Graine des Pays de la Loire et animée par Noémie, de la Bulle Ambu’Lente sur le thème de l’éducation à l’environnement (EEDD) et l’imaginaire.

J’ai pu participer à des ateliers ou découvrir de belles animations qui ont fait germer des idées dans mon esprit pour enrichir mes ateliers.

Lors de l’introduction, Noémie nous a raconté l’histoire de cette grenouille qui pourrait faire un chouette support inducteur pour un atelier.

Les imaginaires sont présents dans les ateliers philo pour aider les jeunes participants à prendre un peu de distance et à découvrir d’autres points de vue, des films mais aussi des albums, des photos ou des œuvres d’art. Mais l’imaginaire est aussi un moyen de se projeter dans l’univers de l’autre.

Cette journée d’échanges a été très riche. Merci Campus Fertile de me permettre d’y participer. Je vais maintenant me mettre au travail pour créer de nouveaux ateliers ou enrichir certains et lire les conseils biblio de Noémie :

Chemins de l’imaginaire, pédagogie de l’imaginaire et éducation à l’environnement.
De Dominique Cottereau, Éd. de Babio

Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ?
Rob Hopkins, Actes Sud éditions.

« Un acte effectivement essayé est irrévocable, ses conséquences ne peuvent être effacées. Un acte essayé dans l’imagination n’est ni fatal ni final »
John Dewey, Human nature and conduct: an introduction to social psychology. New York, Modern Library, 1922, p.190

Alors n’hésitons pas à utiliser l’imagination dans nos débats.

Nouvelle rentrée

Col de la Bonnette Nathalie HD

Une nouvelle route s’est ouverte sur mon chemin, j’ai terminé le DU avec succès, à la fin du mois d’août. Ce fut une année chargée mais très riche et je dois avouer que les cours et les partages avec mes camarades de classe me manquent déjà. Mais j’ai maintenant plus de pavés pour renforcer mon chemin et beaucoup d’autres voies se sont ouvertes grâce aux rencontres humaines et littéraires que j’ai faites durant cette année universitaire.

Il est maintenant temps de reprendre le chemin des ateliers philo à Saint Nazaire et dans le Pays de Retz.

  • Les cycles d’ateliers au collège Pierre Norange reprennent cette semaine avec les classes de 3ème, avec mes collègues des Escales Philosophiques.
  • Je vais également retrouver les animateurs des centres de loisirs de la Communauté de Communes du Sud Estuaire pour poursuivre notre découverte des ateliers avec les enfants.
  • Je rejoins les cafés-philo d’Emergence dont je co-animerai le prochain, le 6 octobre, au Casaboubou.
  • J’animerai un cycle de 6 ateliers avec un groupe d’élèves de CM2 des 2 écoles de Rouans dans le cadre de la réflexion sur l’évolution de la cantine avec Campus Fertile.

Et d’autres projets dans le cadre de la formation BPJEPS ou auprès d’écoles primaires sont en préparation. Car ce qui est ressorti des rencontres que nous avons faites, avec Charlotte des Escales Philosophiques, lors du forum des associations de Saint Nazaire, c’est qu’il y a une réelle envie ou un besoin de la part de beaucoup d’entre nous, vous, de prendre le temps de réfléchir ensemble au sens des choses et de développer notre esprit critique qui a tendance à s’endormir.

Alors je n’ai qu’une envie, celle de développer des débats philo auprès d’un public le plus large possible. Contactez-moi si souhaitez développer des ateliers dans votre établissement, ou contactez l’une des associations avec lesquelles je travaille si vous avez besoin d’une équipe plus importante pour réaliser votre projet.
Il y a un enjeu démocratique dans le développement de la réflexion philosophique comme l’explique Martha Nussbaum, dans Les émotions démocratiques, page 15 :

“Lorsque nous nous rencontrons en société, si nous n’avons pas appris à voir à la fois nous-même et autrui de cette manière, en imaginant en l’autre les facultés intérieures de pensée et d’émotion, la démocratie est vouée à l’échec. Car la démocratie est construite sur le respect et l’attention, et ces qualités dépendent à leur tour de la capacité de voir les autres comme des êtres humains et non comme de simples objets. »

Alors j’espère pouvoir très vite en discuter avec vous.

Du livre au débat en SEGPA

J’ai le plaisir de travailler depuis l’année dernière avec des enseignants très motivés par les ateliers philo ce qui nous permet de construire de beaux ateliers, ou du moins d’essayer (un peu de modestie ne fait pas de mal).

Je n’ai donc pas hésité lorsque l’un d’entre eux m’a demandé si nous pouvions retirer nos thèmes des romans étudiés en classe. Ce sont des romans contemporains mettant en scène des jeunes de la même tranche d’âge que les élèves, ils se projettent donc plus facilement dans les histoires.

Nous prenons le temps d’un atelier pour faire la liste des sujets du livre en cours et pour trier ceux qui pourraient être débattus. Ce sont des sujets qu’ils connaissent mais pas forcément bien : amour, consentement, harcèlement, violence, différences, filles/garçons… Les sujets sont classiques mais ils sont présentés là sous une forme particulière qui ouvre sur un autre point de vue.

Je pense que, pour les enseignants, c’est aussi une richesse d’ouvrir cette autre porte pour entrer dans le livre étudié de façon académique. Il devient un moyen de s’ouvrir sur le monde pour aider à observer nos sentiments et ceux des autres, à mieux connaître l’autre et soi-même.

Cette collaboration est aussi une richesse pour moi qui ai ainsi pu découvrir des romans intéressants et faire des liens avec le programme du collège. Comme je l’ai dit dans le titre, il s’agit d’une classe de SEGPA, cela aussi est une richesse de montrer qu’il est possible de travailler à partir de romans à condition qu’ils parlent aux élèves.

Grand merci aux enseignants qui font ce travail.

merci 2022, bienvenue à 2023