Calendrier de l’avent, J2

Si je me fie aux vitrines et aux rayons des magasins, aux publicités et aux promeneurs citadins chargés de sacs, décembre rime toujours autant avec achats. Le défie est de trouver des cadeaux pour tout le monde et qui fassent plaisir.

Un cadeau n’est pas seulement un objet, c’est aussi l’attention que nous portons à son choix pour qu’il convienne au mieux à son destinataire mais c’est aussi la façon dont il a été réalisé, l’histoire qu’il raconte. Alors quand on peut prendre le temps de le faire soi-même, avec beaucoup d’attention, en prenant le temps. Cela implique d’y penser longtemps avant pour avoir le temps de le faire.

Ce cadeau aura alors une valeur particulière pour celui qui le recevra parce qu’il racontera tout l’amour ou l’amitié qu’il enferme. Il aura aussi de la valeur pour celui qui l’offre parce qu’il aura pris du plaisir à le préparer et ce souvenir restera en lui.

Le mois dernier, des collégiens ont souhaité que nous discutions de la richesse. Tout le monde était d’accord pour dire qu’il faut de l’argent pour vivre et que si on en a plus que le stricte nécessaire, cela peut être agréable. Mais après avoir échangé, ils concluaient que la richesse la plus importante est l’amour et/ou l’amitié. Alors peut-être que ce serait une bonne idée de se lancer dans le fait-maison en prévision des prochains cadeaux. En plus c’est un bon moyen d’occuper les soirées d’hiver. Si vous avez besoin d’apprendre de nouvelles techniques, vous trouverez certainement un stage grâce à Wecandoo .

En attendant, il vous reste 3 semaines et des vidéos ou des livres d’explications pour vous lancer.

Le calendrier de l’avent, J1

Vive les rituels! Enfin je n’ai pas exactement dit ça ce matin en entendant la date à la radio. Le temps passe vite ma bonne dame! et quand les enfants grandissent, on perd quelques habitudes. Pourtant, cette période d’attente a laissé de bons souvenirs et ces souvenirs me font venir le sourire aux lèvres.

Selon des chercheurs tels que Nicholas Epley ( Chicago University) ou Sonja Lyubomirsky (Stanford University), les connexions sociales augmentent notre bien être. De la préparation du moment que nous allons partager jusqu’aux souvenirs que nous en gardons et que nous pouvons encore partager, nous fabriquons de l’ocytocine, l’hormone du bonheur ou, du moins, du sourire qui en résulte.

J’ai donc choisi, cette année, de vous partager mes « bons plans » pour passer de bons moments. Je ne dis pas qu’ils vous plairont tous mais j’espère que vous y ferez de belles découvertes pour vous aider à fabriquer plein d’ocytocine au cours de l’année 2022.

1er décembre

Je commencerai par un projet qui me tient à cœur et qui avance à grands pas. Il s’agit du Campus Fertile. Une association qui a pour objectif d’accompagner vers la transition alimentaire à travers des ateliers culinaires, de la formation, des animations dans les écoles… Pour le moment, il n’existe qu’une page Facebook mais elle vous permettra de connaître les rendez-vous à ne pas manquer.

Manger est vital mais c’est aussi un plaisir pour beaucoup de monde ainsi qu’un moment de partage convivial. Autant en profiter pour manger de bons produits qui seront aussi bons pour notre santé et pour celle de la planète. Nous souhaitons également créer du lien entre les producteurs et les consommateurs pour mieux comprendre d’où viennent les produits mais aussi parce qu’il est très enrichissant de découvrir le travail des agriculteurs, des éleveurs, des cuisiniers qui se trouvent autour de chez nous.

Nous travaillons à la création d’une maison de l’alimentation dans le Pays de Retz, en Loire Atlantique. Il en existe un peu partout en France, alors n’hésitez pas, ajoutez un atelier cuisine dans votre agenda 2022…

Le sens des limites

de Monique Atlan et Roger-Pol Droit, aux éditions de l’Observatoire

Alors que de nouvelles limites sont nées autour de nous, pour nous protéger, pour éviter l’engorgement des hôpitaux, pour sauver l’économie… et que des mouvements de révoltes voient le jour contre ces atteintes aux libertés, les auteurs font dans cet essai une remarquable étude des limites, de leur sens, de leur évolution, de leur utilité.

Il est un sujet d’atelier philo qui est plébiscité par les adultes (enseignants, animateurs…) : les règles (doit-on obéir aux lois? a t-on besoin d’un chef pour vivre ensemble? …)

et un autre plébiscité par les enfants et les adolescents : la liberté

Tout commence par le cadre que nous écrivons ensemble, en début d’atelier, pour que chacun puisse s’exprimer et se sentir en confiance. La limite, elle est aussi dans le vocabulaire et les arguments que nous partageons, faussés parce que « vous êtes là madame, y’a des choses qu’on ne peut pas dire. »

Les auteurs montrent comment les humains sont divisés entre l’idée de renforcer des limites pour nous protéger (notre santé, notre identité…) et l’idée de dépasser les limites en contrevenant aux lois / règles pour protéger MA liberté ou pour dépasser la nature. Pourtant, pourrions nous vivre sans limites?

Il est parfois bon de prendre le temps d’observer les choses de façon plus globale pour comprendre leur évolution, leur utilité, les erreurs mais aussi la justesse des limites. Il revient à l’humain qui crée ou rejette la limite de le faire en conscience et pour cela, ce livre est un outil précieux.

Pour en savoir plus, le site des éditions de lObservatoire et le site de Roger-Pol Droit

Grand merci à Pascale pour ce conseil de lecture et pour les ateliers que nous avons partagés à l’hôpital pendant 3 ans.

Les ateliers au collège Pierre Norange

A la rentrée, j’ai été invitée à rejoindre l’association Les Escales Philosophiques, composée de Mathilde Mebkhouti, alias Ph’îlot Mathilde et de Pascale Messu, pour animer des ateliers au collège Pierre Norange, à St Nazaire, avec d’autres animateurs, auprès des 4 classes de 3ème, pendant 6 semaines.

Il n’y avait pas de thème imposé donc j’ai utilisé la première rencontre pour échanger sur : la communication, l’objet des ateliers, ce qu’ils ont vécu lors des discussions de l’an dernier et ce qu’ils attendent cette année. Les sujets suivants sont ressortis de nos débats, d’une semaine sur l’autre. Il y avait ainsi une continuité dans notre réflexion.

Ces jeunes avaient déjà participé à des ateliers, cette expérience leur permettait d’être plus à l’aise. Cependant il y avait une pression chez ces adolescents en groupe hétérogène. Nous avons d’ailleurs discuté de l’adolescence et ils ont exprimé leurs difficultés pendant cette période de construction de leur identité, selon leurs mots.

Mais ils ont aussi montré une réelle réflexion sur la vie, le monde, la cité. Leurs préoccupations sont loin de l’enfance insouciante. Ils construisent leur avenir dans un monde incertain et en suivant des règles qui ne leur semblent pas correspondre à leurs besoins.

J’ai pour habitude de remercier les participants en fin d’atelier, non pas pour donner un exemple de politesse mais parce que je ressens vraiment de la gratitude pour les enseignements qu’ils m’apportent par leurs réflexions. N’oublions pas, « les vieux de 50 ans et plus », d’écouter les jeunes. Leur regard différent sur le monde nous offre un point de vue intéressant.

Lors de notre dernier atelier, j’ai invité les élèves à choisir un des thèmes traités pendant cette période et de le présenter sous la forme d’affiches. En voici quelques-unes :